Le Kougelhopf

Les historiens peinent à reconstituer l’histoire du Kougelhopf car peu d’écrits en font mention avant le XIXe siècle. Même l’origine de son nom est sujette à débat. Le mot kugelhof pourrait venir de Gugelhut qui était le chapeau des parlementaires strasbourgeois, ou de Kugel qui signifie "boule", la désinence hopf étant une allusion au gonflement de la pâte. Il est en tout cas certain que le Kougelhopf existait déjà au XVIIIe siècle, date des moules les plus anciens que l’on ait retrouvés. La forme du moule avec une cheminée centrale n'a pas changé depuis le XVIe siècle. Le principe est ancien. Ce type de moule est connu depuis l'époque romaine. La cheminée garantit une diffusion régulière de la chaleur au coeur de la pâte.

13 à 16 cm de hauteur, il épouse l’aspect de son moule classique, c’est-à-dire, un tronc de cône à fortes nervures incurvées de la base au sommet. Des amandes entières pelées sont placées au-dessus et des raisins de Malaga à l’intérieur. Il est de couleur brun clair, saupoudré de sucre glace. Il est croustillant et tendre à déguster.


Le fameux gâteau change de nom selon les régions et les pays. Différentes orthographes sont également utilisées: kouglof, kougelhof, gougelhof, gougelhopf, kougelhopf. Dans le Palatinat, le kouglof est appelé «bonnet de turc», en référence à sa forme, comme l'atteste une encyclopédie datant du milieu du XVIIIe siècle. Aux Pays-bas, c'est tout simplement un «turban». En France, la recette du gâteau fut introduite à la cour de Versailles par la reine Marie-Antoinette qui contribua à la mode de cette pâtisserie. En Alsace, cette sorte de brioche aux raisins, moulée en couronne, le Kougelhopf a longtemps été un gâteau de fête, confectionné pour de nombreuses occasions : Noël, Pâques, vendanges, fiançailles, mariage, naissance, fête de village, etc. De nos jours, il est de consommation courante. Il est très apprécié au petit-déjeuner et à l’apéritif dans sa version salée.

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