Alsace

 

Noël se prépare tout au long de la période de l'avent, période de quatre semaines précédant la célébration proprement dite. En Alsace comme dans d'autres régions, c'est l'occasion de voir grandir, par le biais de lointaines coutumes, une attente délicieuse.

La couronne de l'avent, survivance d'un antique symbole solaire repris pour évoquer la couronne du Christ, l'aventskranz  est la première à afficher les couleurs traditionnelles de Noël Alsacien, le rouge et le vert.

Vert pour le feuillage dans elle est tressée, houx, sapin, lierre et laurier.

Rouge pour les boules de houx qui l'ornent, souvent rehaussées de guirlandes rouges et or.

Quatre bougies y sont fixées, autant que de semaines de l'avent, qui seront allumées les dimanches précédant Noël. Jadis on y adjoingnait une maisonnette dont chacune des vingt-quatre fenêtres ouvertes jour après jour découvrait un verset évocateur de la venue du Sauveur.

Christkindel, jeune fille pure symbolisant l'enfant Jésus, vêtue de voile blanc, dont le personnage s'est peu à peu confondu avec celui du Père Noël puisque c'est elle qui distribue les cadeaux. Elle est accompagnée de l'affreux Hans-trapp, sorte de père fouettard qui châtie les garnements. L'origine de ce dernier est obscure, mais on l'identifie souvent au seigneur Hans von Trotha, tyran cruel du Palatinat qui aurait réduit son peuple en esclavage. Progressivement assimilé à un croque mitaine ( Kinderpopanz) , il est entré dans le long cortège des revenants censés se manifester à cette période. Vêtu d'un manteau de fourrure, il erre dans les villages, traînant ses chaînes, en quête des enfants qui n'ont pas été sages, et qu'il chasse de son bâton vers la forêt.

 S'il est une tradition qui caractérise l'Alsace en cette période, c'est celle des marchés de Noël. Le plus ancien d'entre eux, vieux de quelque 500 ans, est le Christkindelmärik  de Strasbourg. Mais il en existe beaucoup d'autres notament à colmar, Sélestat, Mulhouse etc...

Ces marchés sont un ravissement autant pour les yeux que pour les papilles. Rubans, étoffes, décoration, artisanat, charcuteries, patisseries, épices chatouillent le nez autant que les yeux.

Parmis les gateaux proposés, il y a l'incontournable pain d'épices, mais aussi les savoureux bredeles, springerles, leckerfils, fleurant bon l'anis, la canelle, l'amande et le gingembre.

Le tout arrosé pour les plus grands, du délicieux vin chaud mêlant zestes d'oranges et de citrons, clou de girofle, muscade et miel .

Sur la nappe du dîner de Noël figure les bredeles  et surtout l'indispensable pain d'épice, dont la légende dit que lui seul amadouait le Cerbère, gardien des enfers.

Avant la messe de minuit on dépose dans la cheminée ou dans le poêle, la bûche de noël ( brandewidaowa) ,aspergée d'eau bénite ou de ... vin chaud, et qui se consumera jusqu'au petit matin et dont les cendres protégeront tout au long de l'année la maison de la foudre.

Le repas de Noël est traditionnellement servi après la messe de minuit dans les foyers catholiques et au déjeuner de Noël chez les protestants.

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